Christian Belmas : sculpteur animalier à l’origine des formes de canards Solognac

Christian Belmas dans son atelier avec la forme de canard Solognac

Pouvoir disposer dans son attelage, de formes réalistes, est une condition sine qua non pour maximiser ses chances de rencontre avec l’animal sauvage. Autrement dit, il est essentiel que le sauvaginier et/ou le passionné de chasse au gibier d’eau qui évolue à la passée, en hutte, à la tonne ou au gabion, puisse disposer de plastiques artificiels avec les couleurs, la posture et l’attitude la plus proche possible des canards sauvages. Plus de 18 mois ont été nécessaires à notre équipe pour proposer les premières formes colvert Solognac. Ce résultat, nous le devons en partie à Christian Belmas et à son fils Joachim, qui ont joué un rôle prépondérant dans cette aventure. Si vous ne connaissez pas le personnage, on vous emmène à sa rencontre dans cet article.

Dans l'atelier du sculpteur sur bois animalier Christian Belmas

Christian Belmas : où l'art de la sculpture animalière sur bois

Christian Belmas jouit d’une réputation nationale, et même internationale dans le domaine de la sculpture animalière sur bois. Ancien docker sur le port de Sète, il a passé sa vie à créer toutes sortes de formes. Du haut de ses 70 ans, cet autodidacte accompli, qui a connu la chasse populaire qui permettait de mieux appréhender le quotidien, est avant tout un passionné de chasse à l’eau. Et on le comprend : Sète et sa région sont propices à l’activité cynégétique ! Aussi, il faut savoir que la ville, par le passé, fût le berceau des premières formes de chasse. Pourquoi ? Parce que cette cité portuaire exportait beaucoup de liège : ce matériau était peu cher, et il permettait aux “gens du cru” de pouvoir fabriquer leurs propres “blettes”.

Une forme de canard colvert en bois

Ce jour qui allait changer la vie de notre sculpteur animalier 

Désormais Président de la chasse de l’Etang de Thau (le plus étendu et le plus profond - 4,5 en moyenne et jusqu’à 30m) des étangs d’Occitanie, Christian Belmas a commencé sa “carrière” de sculpteur animalier vers l’âge de 30 ans. Un jour, nous dit-il, “alors que je passais une nuit en plein mois de mars [la chasse était possible à cette période de l’année jadis] j’ai eu la chance de prélever deux sarcelles d’été mâles en plumage avec un ami”. La suite ? Un “coup de foudre” pour ces oiseaux. De retour chez lui après cet affût, Christian demande à sa mère de ne pas plumer les canards qu’il venait de ramener. Ce à quoi son père lui répondit : “mais si on ne les plume pas, on ne pourra pas les manger!”. Alors, pour les garder en mémoire et les revoir à l’envie, Christian se mit en tête de reproduire ces oiseaux magnifiques. Et c’est ainsi que Mr Belmas vit depuis 40 ans avec cette passion chevillée au corps.

Deux appelants en plastique colvert mâle et femelle sur un plan d'eau

Des formes présentes dans le monde entier et un art qui se vit désormais en famille chez les Belmas

Il débuta pour commencer en employant des matériaux légers : polystyrène, liège.. Puis, petit à petit, à force de bricoles et de réparations, et après des années de travail sur des projets personnels, quelqu’un lui fit remarquer que ses appelants artificiels paraissaient vivants, qu’ils avaient une particularité, une âme. C’est de cette discussion inopinée que tout est parti. Pour notre sculpteur animalier, faire ses propres formes était une façon comme une autre de se faire plaisir en les fabriquant, et en partant ensuite chasser avec. Désormais, avec l’aide de son fils Joachim, passé maître dans l’art de la peinture et du rendu esthétique, les formes du septuagénaire se trouvent sur les plans d’eau du monde entier : sur la Baie de Venise, dans l’Oregon aux Etats-Unis.. Pour l’anecdote, Christian nous souffle qu’il a même un ami, aux USA, qui dispose dans son bureau de la photo du Président et d’une photo des Belmas avec leurs canards.

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        Le travail collaboratif entre Christian Belmas et Solognac pour les formes gibier d'eau

        Formes de canard colvert Solognac : le contact avec Christian Belmas

        Chez Solognac, certains de nos collaborateurs connaissaient la réputation des Belmas. Il faut dire, Christian et son fils exposent leurs oeuvres sur de nombreux salons de chasse français. C’est donc tout naturellement que, lorsque nous nous sommes mis en tête de créer les premières formes de canard Solognac, Augustin (notre chef produit sur la chasse du gibier d’eau) et Clément (un de nos ingénieurs) ont émis le souhait d’une entrevue avec ce sculpteur de renom. A ce moment-là, nous sommes au milieu de l’année 2018. De fil en aiguille, des discussions s’engagent sur la forme idéale pour la chasse du canard. Car oui, les plastiques, les blettes, les formes artificielles (appelez-les comme vous voulez), sont très importantes dans cette pratique : Christian souligne qu’il faut privilégier des formes qui baissent la tête (signe que le canard sauvage est en confiance sur un plan d’eau).

        Le mimétisme entre une forme de canard plastique et les plumes d'un oiseau sauvage

        Une forme la plus réaliste possible : tout l'enjeu du travail du sculpteur animalier

        Chez Solognac, nous avons la même vision : il faut que les oiseaux que nous employons en tant que formes aient des postures les plus naturelles possibles. Le secret ? C’est d’arriver à donner un certain poids à la forme, à laquelle on vient rajouter les détails et les caractéristiques essentielles. Sur ce point, et avec nos nouvelles formes de colvert (mâle, femelle et noir) le pari semble être gagné : Mr Belmas, durant l’interview pour la rédaction de cet article, nous avoue que les chasseurs à qui il a pu montrer la forme lui ont demandé s’ils pouvaient d’ores et déjà se les procurer (nous étions alors au début de l’année 2019, et cette forme n’était encore qu’un prototype).

        La forme de canard prend vie sous les outils du sculpteur

        Des détails qui font la différence

        L’enjeu lorsque l’on souhaite créer une forme plastique animale pour la chasse de telle ou telle espèce, c’est de garantir que la blette soit belle, réaliste, naturelle, agréable à regarder et parfaitement semblable à ses congénères sauvages. Or, la difficulté avec une forme en bois de canard, c’est que cette matière est relativement lourde. De plus, chaque plume doit être sculptée à la main, une à une. C’est donc un travail d’une infime précision. Ainsi, petit à petit, dans ce sanctuaire qu’est l’atelier de Christian Belmas, nous avons pu assister aux prémices de notre future première forme de canard Solognac.

        L'importance de dessiner la forme du canard colvert sur le bois avant de le sculpter

        Un morceau de bois, un bon coup de crayon et 40 ans d'expérience

        Ok. Mais comment cela se passe concrètement la création d’une forme avec Mr Belmas ? Si cette dernière est destinée à être utilisée à la chasse, notre sculpteur aux doigts d’or part d’un bloc de bois léger (type tilleul, peuplier ou liège) de 28/29cm de long. C’est en effet la dimension idéale pour fabriquer une sarcelle. Puis, notre papi moustachu dessine le canard dessus. Pour lui, ce dessin représente 50% de la sculpture finale. Autrement dit, ne comptez pas devenir un jour bon sculpteur sans avoir un formidable coup de crayon ! Ensuite, les premiers pourtours sont découpés à l’aide d’une scie à ruban. Enfin, une fois cette étape terminée, la phase de sculpture débute. En général, Christian aime à le rappeler, il faut environ 1h pour faire un canard.. et 40 ans d’expérience. Tout ça, cet autodidacte passé maître dans l'art de la sculpture animalière vous l'explique dans la vidéo suivante :

        Alors, que pensez-vous de cette phase préparatoire avec les Belmas qui nous a permis aujourd’hui, après plusieurs autres étapes, de vous proposer nos premières blettes de canards ? Est-ce que vous aussi vous aimeriez poser ces nouvelles blettes de canard sur vos plans d'eau dans cette magnifique région qu'est la Camargue ? Oui, alors cliquez sur le lien suivant si votre rêve est de pouvoir un jour chasser sarcelles et autres canards dans cette une zone humide de 150 000 hectares.

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