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J'ai passé mon permis de chasser

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La pratique de la chasse en France est une activité qui est, pour la sécurité de tous, une des plus réglementées. Au-delà de la connaissance des espèces et des milieux dans lesquels elles évoluent, il est primordial de maîtriser les règles de sécurité avant de pratiquer.
René, collaborateur Solognac de 35 ans, originaire d’une petite ville du côté de Frankfort en Allemagne, a passé son permis de chasser il y a quelques mois. Il revient sur cette expérience, avec conseils et astuces.

 

Solognac : René, que connaissais-tu de la chasse avant de passer ton permis ? 

René a son permis de chasserRené : Je ne suis pas issu d’un milieu de chasseurs et je n’étais pas familier avec cet univers avant d’entrer chez Solognac. Tout ce que j’en connaissais à l’époque, c’était les miradors dans les biotopes allemands que j’apercevais lorsque j’allais courir.

C’est dans le cadre du travail, lorsqu’on m’a proposé un poste chez Solognac que je m’y suis intéressé. La façon dont la marque m’a présenté cette activité et la passion qui anime mes collègues lorsqu’ils en parlent, qui sont majoritairement des pratiquants passionnés, m’ont donné envie d’apprendre. J’étais très curieux de découvrir cette pratique.

 

S : Qu’est ce que la chasse représente pour toi ?

R : La chasse, je la vois vraiment comme une rencontre avec la nature et surtout avec les animaux. J’ai été très étonné de voir le niveau de connaissance qu’il fallait avoir pour pratiquer correctement. Au final le prélèvement d’animaux c’est 1% de la chasse. Il y a tellement d’autres choses à savoir et maîtriser à côté.

Et plus personnellement, c’est aussi l’idée de se nourrir plus en lien et dans le respect de la nature, loin des élevages de masse et du monde industriel.

 

S : Pourquoi as-tu passé ton permis de chasser et pourquoi être passé d’accompagnant à chasseur ?

R : Au début, j’y voyais surtout un intérêt professionnel. Pour être crédible et efficace dans mon métier, je pense que c’était indispensable. Mais l’élément déclencheur, ça a surtout été la passion pour la chasse que mes collègues partagent, j’avais envie d’y prendre part.

 

S : Comment t’es-tu préparé à l’examen ?examen pratique du permis de chasse

R : Je me suis inscrit en avril dernier, et il faut savoir que c’est la période de l’année où il y a le plus de demandes. Comme c’est une période creuse pour la chasse, c’était le bon moment pour le passer. Au final j’ai été sur liste d’attente pendant presque 6 mois.

Pour ce qui est de la théorie, j’ai lu le livre de préparation pendant quelques semaines et la dernière semaine je me suis entraîné sur des questionnaires en ligne. Mon conseil c’est de toujours avoir le livre de préparation sur soi, de profiter de chaque instant de libre pour avancer dans sa lecture (dans les transports, le soir etc.). Et de se focaliser sur les questions en ligne la dernière semaine.

Pour ce qui est de la pratique, je me suis renseigné auprès de mes collègues qui l’ont déjà passé et j’ai regardé des vidéos qui expliquent le contenu des épreuves, mais je ne me sentais pas aussi à l’aise que pour la théorie : on n’a pas le droit de détenir une arme avant d'avoir son permis, et tout ce qu'on fait à l’examen pratique c’est avec une arme. Au final, je n’ai eu que la journée de préparation pour prendre connaissance du parcours et faire les exercices pratiques avec une arme.

La manipulation de l'arme se déroule en deux temps, on doit prendre en main un fusil sur le parcours, puis une carabine sur le sanglier courant lors de la simulation de la battue. La prise en main du fusil ça a été, mais en revanche c’était la première fois que je manipulais une carabine et ce n’est pas facile. 

Si vous connaissez un proche qui détient une arme et que vous avez l’occasion de pratiquer en amont et en toute sécurité, ça vous aidera beaucoup pour simuler le parcours plusieurs fois avant l’examen.

 

S : Comment s’est passé l’examen ?

R : Bien. Pour la partie théorique je me suis senti à l’aise parce que je maîtrisais la plupart des questions grâce à mon entraînement, ça m’a aidé de travailler sur les questions qu’on peut retrouver à l’examen.

Pour la partie pratique, mon objectif était de faire tous les exercices avec le maximum d’application. Préférez la précision à la vitesse d’exécution, surtout en ce qui concerne les aspects sécuritaires. Vous n’aurez qu’un essai à l'examen, et en cas de faute éliminatoire vous serez convoqué de nouveau pour le repasser.

Et ce qui a trait à la sécurité peut se préparer en amont de l'examen, même sans disposer d’une arme. Ce sont des règles faciles à retenir. Par exemple, avant de tirer il faut toujours vérifier que l’environnement soit dégagé et sans danger (pas d’homme, de voiture, de maison etc. dans le champ).  Et toujours se demander : est-ce que je peux tirer sans risque ? 

Lorsqu'il a fallu manipuler l’arme, j’étais incertain dans mes mouvements. C’est technique et si on n’a pas l’occasion de manipuler au préalable, ça devient vite une source de stress. Après il faut se rassurer, le but de l’exercice n’est pas de manipuler l’arme techniquement, mais de montrer que l’on a compris que la sécurité est au cœur de l’exercice et du déroulement de la pratique.

 

S : Tu as eu ton permis, et après.. ?

R : Après l’obtention du permis de chasser, vous pouvez retirer la validation de votre permis auprès de la Fédération. C'est ce qui vous donne l’autorisation de chasser sous certaines conditions. Il y a trois types de validations : départementale, bi-départementale et nationale.

C'est ce que j'ai fait, et à titre d'exemple, pour 2016/2017, la validation nationale pour ma première année m'est revenue à 290€. Donc cette année je peux chasser partout. Mais l’année prochaine je prendrai la bi-départementale.

 

S : Comment s’est passée ta première sortie en autonomie ?René tire au ball-trap

R : C’était quelques semaines après avoir validé mon permis, en janvier. Je suis allé à la chasse au petit gibier dans les Landes. Je n’avais pas encore mon propre fusil donc j’ai emprunté celui d’un collègue qui m’a accompagné ce jour-là.

J’ai tiré une fois et j’ai raté parce qu’il me manque de l’entraînement au tir. Mais étonnamment, le fait de rater ne m’a pas frustré parce que la chasse est un processus d’apprentissage qui prend des années, et rater au début en fait partie. Je vais profiter de la saison creuse pour m’entraîner au tir et être prêt pour la saison prochaine.

Et c’est vrai que si vous n'allez à la chasse que pour tirer, vous allez être potentiellement déçu car ce n’est qu’une petite partie de la chasse. Par exemple, sur 5 sorties de chasse à mon actif, je n’ai tiré que lors d’une sortie. C’est pour ça qu’à mon avis il faut apprécier l'univers avant tout.

 

En conclusion, je dirais qu'avec un entraînement assidu de quelques semaines, le passage du permis est à la portée de tous. Mais je soulignerais qu’en dehors de l’apprentissage des règles de sécurité qui sont fondamentales, le permis de chasser ne permet que d'accéder à l'achat d'armes de 5ème catégorie, de leurs munitions, et d'obtenir le droit de chasser. Les techniques de chasse on les apprend surtout en pratiquant la chasse avec d’autres chasseurs plus expérimentés, rien ne vaut l'expérience du terrain.

 

 

Et pour ceux qui comme René, viennent de passer leur permis de chasser, ou pour ceux qui souhaitent profiter de la saison creuse pour perfectionner leur niveau de tir, retrouvez nos conseils sur la pratique du ball-trap, et notamment comment bien débuter le balltrap.

 

 

Source infographie : chasseur de france

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